mercredi 9 février 2011

Mais je rêve!

dimanche 30 Janvier
Mais oui, je rêve...: d'elle même ma Sophie Chérie me supplie d'aller faire un tour en cascade... Du coup, c'est l'occasion d'inviter une amie à elle ainsi que son papa, toujours partant lorsqu'il s'agit de grimper ou mettre le nez en montagne.
Allez, direction le Fournel, pour grimper une ligne facile qui répond au nom bien trouvé: "Mais je rêve". C'est une toboggan de 3 longueurs opposant des difficultés raisonnables, au sommet duquel nous envisageons de pique-niquer à l'ancienne: charcuterie, fromage et bouteille de rouge.
Comme prévu, ça a été une journée mémorable!!! Comme Beau Papa lorgnait sur mes piolets j'ai commencé par échanger mes engins "dernier cri" contre une paire rougne "has been", et rapidement je me suis mis au taquet!
Soph' égale à elle même a oscillé entre rire et larmes...
Isa, son amie s'est promenée et s'est même permis un petit enflammage style "tiens, j'essaierais bien de grimper en tête...", vite tempéré par Beau Papa qui lui se régale tout devant!
Et tout le cortège parvient finalement en haut de la cascade, trop content de pouvoir attaquer la bouteille de "Fitou"!!!

mardi 8 février 2011

Le nain des ravines

samedi 29 Janvier
Aujourd'hui avec Alain, on profite de l'ouverture de la route du vallon du Fournel pour aller grimper dans ce frigo! Le Fournel c'est la classe: c'est loin, c'est grand et les lignes sont toutes attirantes. Seul problème, c'est que quand la route est ouverte, les grimpeurs n'étant pas plus bêtes que nous, ils en profitent aussi... et le frigo devient très fréquenté. Ça s'appelle la rançon du succès je crois.
Toujours est-il qu'avec Alain, on est remontés à bloc pour envoyer du bois..., c'est objectif 4! Et au Fournel, le 4 ne se bouscule pas... il y a toujours un + qui traîne et parfois même des ++.
la ligne visible du parking
Donc tout naturellement, nous avons grimpé "le nain des ravines", une grande langue de glace qui happe le regard de tout grimpeur sortant de sa voiture au parking.
dans le ressaut du haut
L'escalade du deuxième rideau est particulièrement chouette. C'est raide, il y a du gaz, les relais sont suspendus. Il y règne une "petite" ambiance vraiment sympa.

nos sympathiques voisins italiens
 Fin de journée, la voie est grimpée, l'objectif atteint, les avant bras ont gonflé dans le petit tube de l'avant dernière longueur..., nous récupérons avec une bonne bière au bar de l'Argentière!
le rappel pour rejoindre les sacs

vendredi 4 février 2011

La Rébuffat Terray aux Pélerins

Novembre 2010
Nous avons formé une bonne équipe de hauts alpins pour aller faire un tour en montagne du côté de Cham'. La "Rébuffat Terray" est en condition. C'est une vieille voie de rocher, qui se revisite de nos jours, façon mixte moderne.
Au refuge nous sommes 13 à avoir eu la même idée, le même jour. Devant l'affluence nous lâchons l'affaire et rentrons bredouilles et dégoutés à la maison.

lundi 24 Janvier 2011
Avec Stef et Alex, l'idée de grimper cette goulotte ne nous a pas quittés. Rebelotte, la goulotte est en condition. Cette fois ci, nous prenons l'option "première benne". A 8h30 il y a déjà beaucoup de monde au téléphérique. Heureusement, tous vont sur la vallée blanche.
Nous sommes seuls à descendre à l'intermédiaire. Après une bonne heure de ski, nous constatons avec plaisir que nous sommes seuls aussi dans la goulotte! Super!
Seule ombre au tableau, l'énorme sérac qui domine le couloir d'entrée de la goulotte: une soixantaine de mètres durant lesquels les grimpeurs sont exposés aux chutes de glace.
Nous commençons l'escalade. Elle est variée, plaisante et toujours ludique. Un coup dans la glace (du bon polystyrène made in Cham'), un verrou de main, un crochetage de piolet... Les protections sont correctes, tout va bien.
Par contre le sérac à gauche ne va pas mieux et il se décharge de quelques tonnes de glace... Un nuage de neige et de glace envahit l'étroit couloir d'accès. L'espace d'un instant, notre salive a du mal à passer!!!
L'escalade reprend, nous oublions vite l'incident et parvenons en haut de la voie en fin de journée.
Il commence à cailler sérieusement. Nous enchaînons les rappels en prenant bien soin d'éviter le couloir-souricière. Nous retrouvons les sacs, il fait déjà nuit depuis quelque temps.
Avec les sacs, ce sont les skis que nous retrouvons aussi... Et là, pas la même limonade... pas facile de trouver un sentier enfoui sous la neige, sans compter qu'il fait des lacets entre les sapins et les arbres et les barres de rocher. Heureusement, Stef excelle dans ces terrains là (son surnom de "sanglier" prend toute sa signification).
C'est donc assez tard dans la soirée que nous pouvons troquer chaussures de ski contre baskets. Haaaaaa!

jeudi 3 février 2011

La pointe des Parias

Samedi 22 Janvier
Aujourd’hui, nous partons entre barbus bien motivés. Mathieu et Julien sont jeunes, pêchus et je les sais toujours partants.
Mathieu arrivé à la Gardette
La pointe des Parias, je l’avais découverte l’hiver dernier en faisant avec Bruno un sommet voisin. J’avais trouvé le coin super beau. C’est la crête qui sépare le Champsaur de la vallée de la Durance. Le sommet offre donc une vue géniale avec le massif des Ecrins au nord et le lac de Serre-Ponçon au sud.
Départ matinal. Au parking des Gourniers, il y a déjà beaucoup de voitures.Nous montons d'abord à la Gardette, puis en redescendons versant nord. On arrive sur un grand plat (le plat de Malcondre), carrefour de plusieurs itinéraires: la Coupa, le col de la Coupa, la Pousterle et les Parias. 
Neige pas facile en versant nord
La pointe des Parias
Nous remettons les peaux pour monter dans le grand cirque suspendu que forment les Parias et la Pousterle. Une pente très redressée dans laquelle on enlève les skis nous mène à la crête. 
on enlève les skis...
on les remet,
puis les couteaux...
On rechausse, on met les couteaux et c'est parti pour l'arête finale. 
Julien au sommet
Au sommet, la vue est magnifique et nous sommes bien contents d'en avoir fini avec la montée.
Enfin arrivés
A la descente, nous filons plein nord et nous réussissons à faire quelques beaux virages dans de la neige qui vole... C'est maintenant que Mathieu apprécie la rando car avec ses "fat", ses fixations super lourdes et ses chaussures typées free-ride, il traînait un peu 10 kg à chaque pied à la montée. Par contre, alors que j'ai les jambes raides et le cul en arrière, lui ressemble à un skieur!!! 
Au pied du versant nord des Parias
Par gentillesse, il ne dira rien sur ma petite dizaine de chutes...!
Mathieu se lâche...

mercredi 2 février 2011

Hors piste à Pra-loup et la Foux d'Allos

vendredi 21 Janvier
A l'école de ski de Merlette, une petite poignée de moniteurs vont passer l'examen final du BE. Il y a de la péda, de la technique... et une partie ski de montagne (hors piste et rando à ski). Alors pour s'y préparer, nous filons avec la petite poignée chercher un beau domaine hors piste, ailleurs que dans le Champsaur. Nous jetons donc nos spatules sur les pentes de Pra-loup et celles de la Foux d'Allos.
Marina sous la Séolane
Brice qui la suit
Je connaissait déjà Pra-loup guidé par Mimouze et Mimouzette les maîtres des lieux et j'avais aussi été à la Foux dont les possibilités en hors piste m'avaient impressionné. C'est donc plutôt enthousiaste que j'attendais cette journée avec de très bons skieurs.
l'équipe au grand complet
Brice sous le soleil des Alpes du Sud
Avec Brice, Yann, Julie et Loïc dans l'équipe, je ne craignais pas grand chose. J'avais oublié Marina... Faire du hors piste avec Marina, c'est un peu comme conduire sur l'autoroute avec le frein à main..., on sent comme une résistance. Heureusement, elle a serré les dents et mis à part un ou deux endroits où son sang a bouilli pour pas grand chose, la journée s'est plutôt bien passée. 
La Foux et son petit côté désuet!
Loïc en montant à la Tête de l'Auriac
Loïc en y descendant!
 
Et definitively, I enjoy skiing à la Foux d'Allos!!!

vendredi 28 janvier 2011

Dry tooling à Plampinet (secteur du Gouzier)

lundi 17 Janvier
C'est le gros redoux sur les hautes alpes et c'est la grosse glue pour décoller ce matin et aller tout au fond du Fournel chercher un peu de froideur. Alors c'est l'occasion pour Rémi, mon pote des Pyrénées, et Stef d'aller ferrailler dans la grotte du Gouzier.
Leçon d'escalade made in Pyrénées by Rémi The Board
C'est rentable: traverser la France pour aller arrondir les pointes des crampons sur le beau calcaire de la Clarée...!

Le vallon du diable versus les fréaux

samedi 15 Janvier
Aujourd'hui j'ai grimpé avec 3 gaillards from Paname. Marcel, Vivien et Jacob font partie d'un club d'escalade de la capitale et avec 3 autres de leurs collègues, ils ont décidé de s'initier pour certains et se perfectionner pour d'autres à la cascade de glace. 
Premiers coups de piolets dans les "hémos à godo"
Avec Bruno, nous nous occupons de cette mission! La vallée du Champsaur étant reléguée pour le moment au rang de désespoir de la glace pour cause de grosses chaleurs, nous choisissons d'évacuer tout ce petit monde au nord du massif vers Bourg d'Oisans. Vendredi, Bruno se charge de la première journée: le côté technique lui va bien et je récupère le lendemain les 3 lascars dressés comme des chevaux de course prêts à aller enchaîner les longueurs de cascades plus "vertigineuses"...
Jacob dans L2 des"hémos à godo"
 Nous filons au vallon du Diable tandis que l'équipe orchestrée par Bruno choisit d'aller vers Champhorent (François, Bruno bis et Jérôme). Nous allons y grimper "les hémos à godo"... les "hémos"... hémorroïdes, hémorragies, statique, globine... quant à "godo", qui est-il...??? Le mystère reste entier.
Vivien au pied du "headwall"!!!
En tout cas la journée a été démente: personne, pas trop froid, beaucoup de bonne humeur. La glace était certes cassante mais ça n'a pas empêché Marcel de recevoir toutes les assiettes décrochées par les grimpeurs avec le sourire!
La cascade affichant 220 mètres, nous nous sommes posés près des sacs après 5 rappels à la nuit tombante.
Prêts à descendre jusqu'à Saint Christophe
Après 1h15 de marche nous retrouvons Saint Christophe et la civilisation. Il nous faudra bien un litre de bière chacun pour rester patient en attendant l'autre équipe au bar de la Cordée!!!

dimanche 16 Janvier
On change, on va cette fois à la Grave. C'est un autre des spot réputés de l'Oisans. Nous souhaitons y grimper " Colère du Ciel". Arrivés au parking des Fréaux, je lève la tête: "Super, personne dans la cascade!". C'était raisonner tel un lapin de 6 semaines que de négliger la forêt et sa horde de glaciairistes embusquée. Arrivés au pied de la cascade pas moins de 12 italiens nous lancent un "bonjourno" légèrement sarcastique. Nous prenons le temps de nous équiper, d'avaler une gorgée d'eau de vie de pomme et l'Italie a libéré la première longueur. Vivien, grimpeur depuis 2 mois et pour qui la glace est une découverte se débrouille vraiment bien.
Marcel dans la première longueur de "Colère du Ciel"
Par contre la sortie du club alpin italien tourne à la Bérézina: une cordé abandonne après la chute d'un bloc sur la mâchoire du leader puis l'hélicoptère intervient pour évacuer un autre arrampicator qui s'est brisé la cheville au dessus de nous. La panique gagne la cascade tout entière et c'est à Jacob de penduler et de lâcher ses piolets: c'est la débâcle!!! A une longueur de la fin, nous choisissons de redescendre en rappel.

Nos 6 lascars ont un train à prendre. Demain, lundi, tout le monde reprend le boulot: il s'agit de rentrer sur Paris. A mon avis, au bureau, on a dû entendre des choses bizarres: "Bonjour Monsieur, relais vach... heu, vous désirez?".