vendredi 4 février 2011

La Rébuffat Terray aux Pélerins

Novembre 2010
Nous avons formé une bonne équipe de hauts alpins pour aller faire un tour en montagne du côté de Cham'. La "Rébuffat Terray" est en condition. C'est une vieille voie de rocher, qui se revisite de nos jours, façon mixte moderne.
Au refuge nous sommes 13 à avoir eu la même idée, le même jour. Devant l'affluence nous lâchons l'affaire et rentrons bredouilles et dégoutés à la maison.

lundi 24 Janvier 2011
Avec Stef et Alex, l'idée de grimper cette goulotte ne nous a pas quittés. Rebelotte, la goulotte est en condition. Cette fois ci, nous prenons l'option "première benne". A 8h30 il y a déjà beaucoup de monde au téléphérique. Heureusement, tous vont sur la vallée blanche.
Nous sommes seuls à descendre à l'intermédiaire. Après une bonne heure de ski, nous constatons avec plaisir que nous sommes seuls aussi dans la goulotte! Super!
Seule ombre au tableau, l'énorme sérac qui domine le couloir d'entrée de la goulotte: une soixantaine de mètres durant lesquels les grimpeurs sont exposés aux chutes de glace.
Nous commençons l'escalade. Elle est variée, plaisante et toujours ludique. Un coup dans la glace (du bon polystyrène made in Cham'), un verrou de main, un crochetage de piolet... Les protections sont correctes, tout va bien.
Par contre le sérac à gauche ne va pas mieux et il se décharge de quelques tonnes de glace... Un nuage de neige et de glace envahit l'étroit couloir d'accès. L'espace d'un instant, notre salive a du mal à passer!!!
L'escalade reprend, nous oublions vite l'incident et parvenons en haut de la voie en fin de journée.
Il commence à cailler sérieusement. Nous enchaînons les rappels en prenant bien soin d'éviter le couloir-souricière. Nous retrouvons les sacs, il fait déjà nuit depuis quelque temps.
Avec les sacs, ce sont les skis que nous retrouvons aussi... Et là, pas la même limonade... pas facile de trouver un sentier enfoui sous la neige, sans compter qu'il fait des lacets entre les sapins et les arbres et les barres de rocher. Heureusement, Stef excelle dans ces terrains là (son surnom de "sanglier" prend toute sa signification).
C'est donc assez tard dans la soirée que nous pouvons troquer chaussures de ski contre baskets. Haaaaaa!

jeudi 3 février 2011

La pointe des Parias

Samedi 22 Janvier
Aujourd’hui, nous partons entre barbus bien motivés. Mathieu et Julien sont jeunes, pêchus et je les sais toujours partants.
Mathieu arrivé à la Gardette
La pointe des Parias, je l’avais découverte l’hiver dernier en faisant avec Bruno un sommet voisin. J’avais trouvé le coin super beau. C’est la crête qui sépare le Champsaur de la vallée de la Durance. Le sommet offre donc une vue géniale avec le massif des Ecrins au nord et le lac de Serre-Ponçon au sud.
Départ matinal. Au parking des Gourniers, il y a déjà beaucoup de voitures.Nous montons d'abord à la Gardette, puis en redescendons versant nord. On arrive sur un grand plat (le plat de Malcondre), carrefour de plusieurs itinéraires: la Coupa, le col de la Coupa, la Pousterle et les Parias. 
Neige pas facile en versant nord
La pointe des Parias
Nous remettons les peaux pour monter dans le grand cirque suspendu que forment les Parias et la Pousterle. Une pente très redressée dans laquelle on enlève les skis nous mène à la crête. 
on enlève les skis...
on les remet,
puis les couteaux...
On rechausse, on met les couteaux et c'est parti pour l'arête finale. 
Julien au sommet
Au sommet, la vue est magnifique et nous sommes bien contents d'en avoir fini avec la montée.
Enfin arrivés
A la descente, nous filons plein nord et nous réussissons à faire quelques beaux virages dans de la neige qui vole... C'est maintenant que Mathieu apprécie la rando car avec ses "fat", ses fixations super lourdes et ses chaussures typées free-ride, il traînait un peu 10 kg à chaque pied à la montée. Par contre, alors que j'ai les jambes raides et le cul en arrière, lui ressemble à un skieur!!! 
Au pied du versant nord des Parias
Par gentillesse, il ne dira rien sur ma petite dizaine de chutes...!
Mathieu se lâche...

mercredi 2 février 2011

Hors piste à Pra-loup et la Foux d'Allos

vendredi 21 Janvier
A l'école de ski de Merlette, une petite poignée de moniteurs vont passer l'examen final du BE. Il y a de la péda, de la technique... et une partie ski de montagne (hors piste et rando à ski). Alors pour s'y préparer, nous filons avec la petite poignée chercher un beau domaine hors piste, ailleurs que dans le Champsaur. Nous jetons donc nos spatules sur les pentes de Pra-loup et celles de la Foux d'Allos.
Marina sous la Séolane
Brice qui la suit
Je connaissait déjà Pra-loup guidé par Mimouze et Mimouzette les maîtres des lieux et j'avais aussi été à la Foux dont les possibilités en hors piste m'avaient impressionné. C'est donc plutôt enthousiaste que j'attendais cette journée avec de très bons skieurs.
l'équipe au grand complet
Brice sous le soleil des Alpes du Sud
Avec Brice, Yann, Julie et Loïc dans l'équipe, je ne craignais pas grand chose. J'avais oublié Marina... Faire du hors piste avec Marina, c'est un peu comme conduire sur l'autoroute avec le frein à main..., on sent comme une résistance. Heureusement, elle a serré les dents et mis à part un ou deux endroits où son sang a bouilli pour pas grand chose, la journée s'est plutôt bien passée. 
La Foux et son petit côté désuet!
Loïc en montant à la Tête de l'Auriac
Loïc en y descendant!
 
Et definitively, I enjoy skiing à la Foux d'Allos!!!

vendredi 28 janvier 2011

Dry tooling à Plampinet (secteur du Gouzier)

lundi 17 Janvier
C'est le gros redoux sur les hautes alpes et c'est la grosse glue pour décoller ce matin et aller tout au fond du Fournel chercher un peu de froideur. Alors c'est l'occasion pour Rémi, mon pote des Pyrénées, et Stef d'aller ferrailler dans la grotte du Gouzier.
Leçon d'escalade made in Pyrénées by Rémi The Board
C'est rentable: traverser la France pour aller arrondir les pointes des crampons sur le beau calcaire de la Clarée...!

Le vallon du diable versus les fréaux

samedi 15 Janvier
Aujourd'hui j'ai grimpé avec 3 gaillards from Paname. Marcel, Vivien et Jacob font partie d'un club d'escalade de la capitale et avec 3 autres de leurs collègues, ils ont décidé de s'initier pour certains et se perfectionner pour d'autres à la cascade de glace. 
Premiers coups de piolets dans les "hémos à godo"
Avec Bruno, nous nous occupons de cette mission! La vallée du Champsaur étant reléguée pour le moment au rang de désespoir de la glace pour cause de grosses chaleurs, nous choisissons d'évacuer tout ce petit monde au nord du massif vers Bourg d'Oisans. Vendredi, Bruno se charge de la première journée: le côté technique lui va bien et je récupère le lendemain les 3 lascars dressés comme des chevaux de course prêts à aller enchaîner les longueurs de cascades plus "vertigineuses"...
Jacob dans L2 des"hémos à godo"
 Nous filons au vallon du Diable tandis que l'équipe orchestrée par Bruno choisit d'aller vers Champhorent (François, Bruno bis et Jérôme). Nous allons y grimper "les hémos à godo"... les "hémos"... hémorroïdes, hémorragies, statique, globine... quant à "godo", qui est-il...??? Le mystère reste entier.
Vivien au pied du "headwall"!!!
En tout cas la journée a été démente: personne, pas trop froid, beaucoup de bonne humeur. La glace était certes cassante mais ça n'a pas empêché Marcel de recevoir toutes les assiettes décrochées par les grimpeurs avec le sourire!
La cascade affichant 220 mètres, nous nous sommes posés près des sacs après 5 rappels à la nuit tombante.
Prêts à descendre jusqu'à Saint Christophe
Après 1h15 de marche nous retrouvons Saint Christophe et la civilisation. Il nous faudra bien un litre de bière chacun pour rester patient en attendant l'autre équipe au bar de la Cordée!!!

dimanche 16 Janvier
On change, on va cette fois à la Grave. C'est un autre des spot réputés de l'Oisans. Nous souhaitons y grimper " Colère du Ciel". Arrivés au parking des Fréaux, je lève la tête: "Super, personne dans la cascade!". C'était raisonner tel un lapin de 6 semaines que de négliger la forêt et sa horde de glaciairistes embusquée. Arrivés au pied de la cascade pas moins de 12 italiens nous lancent un "bonjourno" légèrement sarcastique. Nous prenons le temps de nous équiper, d'avaler une gorgée d'eau de vie de pomme et l'Italie a libéré la première longueur. Vivien, grimpeur depuis 2 mois et pour qui la glace est une découverte se débrouille vraiment bien.
Marcel dans la première longueur de "Colère du Ciel"
Par contre la sortie du club alpin italien tourne à la Bérézina: une cordé abandonne après la chute d'un bloc sur la mâchoire du leader puis l'hélicoptère intervient pour évacuer un autre arrampicator qui s'est brisé la cheville au dessus de nous. La panique gagne la cascade tout entière et c'est à Jacob de penduler et de lâcher ses piolets: c'est la débâcle!!! A une longueur de la fin, nous choisissons de redescendre en rappel.

Nos 6 lascars ont un train à prendre. Demain, lundi, tout le monde reprend le boulot: il s'agit de rentrer sur Paris. A mon avis, au bureau, on a dû entendre des choses bizarres: "Bonjour Monsieur, relais vach... heu, vous désirez?".

dimanche 9 janvier 2011

Paulo Folie ou la journée des douches

samedi 8 Janvier
Depuis hier les Alpes du Sud sont victimes d'un gros gros redoux...
7h00 du mat', comme tous les matins je prends une douche pour me réveiller.
11h00: voilà déjà quelques heures que nous partageons cette journée avec Alain. Voiture jusqu'à Freissinières, marche d'approche dominée par la Tête de Gramusat, préparation au pied de la cascade nommée "Paulo Folie"... et deuxième douche dès la première longueur. Comme toujours en cascade, on se rêve plus courageux en bas qu'une fois dans le bazar!
Style: "je vais protéger à la base du ressaut pour qu'Alain n'ait pas à débrocher sous la douche..."
Au troisième ancrage dans le carton-pâte qui constitue le fameux ressaut, j'oublie Alain et place au mieux une belle broche bien longue alors que l'eau qui rentre par mes manches ressort quelques secondes plus tard par le bas du pantalon! Une fois en haut, Alain m'avouera qu'au même passage il s'est demandé une fraction de seconde ce qu'il faisait ici!!!
Ratouillés, nous rentrons dans l'après midi à la voiture. Puis 18h00...: une petite douche à la maison pour se réchauffer!

dimanche 2 janvier 2011

La goulotte Mélissandre

dimanche 2 Janvier
Le Champsaur est une des vallées les plus méridionales des Ecrins. C'est là qu'on mange des tourtons (spécialité locale). C'est aussi là que l'on danse à la Garenne le samedi soir. Et c'est encore là que se forme une épaisse barre de nuages par vent du nord.
Ce matin, il fait grand beau sur Gap et sans doute sur tout le département. Tout...? Presque! Une petite vallée résiste encore au soleil de l'hiver: le Champsaur! Et c'est là, à Saint Bonnet exactement, que j'ai rendez vous avec Alain pour grimper notre première cascade de la saison: la goulotte Mélissandre. Depuis le col Bayard, un brouillard assez dense occupe la vallée.
Visibilité: une longueur de corde. C'est donc dans une ambiance assez glauque que nous avons remonté cette cascade. Toutefois, elle réserve quelques belles longueurs.