mercredi 20 mai 2009

Capbreton - Gap

Voilà deux semaines que la rééducation est finie. Alors, petit flashback sur un mois passé au CERS (centre européen de rééducation du sportif).
Le centre, il ressemble à ça:
et il est situé là:Au rez de chaussée, y'a la salle de kiné. C'est là que les "genoux" font des trucs pour leur genou et les "dos" des trucs pour leur dos. A noter que les "genoux" sont mieux lotis que les "dos"...Au même niveau, on trouve la piscine. Dans la piscine, on a pas le droit de nager... on y fait que de l'aquagym. Le niveau de l'eau arrive à hauteur du menton. Du coup pour respirer comme pour se déplacer, on est obligé de sautiller. En gros au CERS, tout est fait pour bouger! Heureusement, il y a l'ascenseur pour se reposer un peu!!!Au premier étage, on trouve la salle de muscu et de cardio.
Avec tout ces coups de pédale, je suis sûr qu'on pourrait rendre le centre autonome en matière d'électricité... à creuser!Et puis on y fait aussi des abdos:Quand la journée est finie, on a le droit de sortir pour s'aérer la tête. Mais pas trop longtemps quand même. Faut être rentré pour 22h30.
merci Kate et Lucile pour les photos, pour le soutien moral et psychologique, pour l'humour, les rigolades etc, etc...

jeudi 19 mars 2009

Mama mia, les macarons...

Yep!
J'ai fait des macarons hier. Et je dois dire que je suis assez content de mon coup. Chocolat blanc, framboise... ils sont vraiment pas mal. En attendant, c'est une véritable bouée que j'ai autour de la taille... vivement que ça s'arrête ces conneries.

mardi 17 mars 2009

flashback...climbing at Indian Creek

Indian Creek Climbing
Vidéo envoyée par jusdefred

No jam, layback all the way. Anne leads with succes "Battle of the Bulge" 5.11.
Good job!

mercredi 11 mars 2009

climbing trip au Sultanat d'Oman

jeudi 27 Novembre 2008
Le réveil sonne à 3H00 ce matin là. Ça fait "crounch crounch" quand on marche dans la neige durcie. Les yeux dans le vague, on descend la route des gorges avec Richard, direction Salles pour prendre Jean Marc au passage. A 6H00 l'avion décolle de Toulouse et nous emmène à Amsterdam. Nous y retrouvons Stef avant de remonter dans un autre avion à destination de Muscat. Quelques mignonnettes de vin et plusieurs verres de Cognac plus tard, on atterrit bien amochés à Oman... vers 22h00.
On récupère le 4x4, on se trouve des shawarmas (شاورما‎) à manger puis on s'échoue sur la plage la plus proche.Le lendemain, embrumés et la bouche pâteuse, on se réveille au rythme du marteau piqueur. Nous sommes allongés sous des palmiers, au loin on entend un muezzin et devant nous l'océan... mais c'est quoi ce put*** de marteau piqueur!!! Ils refont la route en bord de mer et nous sommes à quelques mètres des travaux. Oman est un pays qui se modernise à grande vitesse.
Nous sortons des duvets, retournons à la voiture en saluant les cantonniers omanais. Avec un grand sourire et le regard amusé, ils nous rendent notre "bonjour". Il est 7h00 du matin, le soleil est déjà haut et il fait plutôt chaud.
De coutume, les omanais sont friands de camping sauvage. Le week-end venu, de nombreux campements (tentes modernes ou tentes bédouines) s'organisent un peu partout. Nous passons donc cette première journée à préparer notre séjour. Nous achetons tout sur place: toile de tente, couverture, réchaud, casseroles... la nourriture... et les tongs! A midi, on quitte Muscat, la capitale. Direction le jebel Akhdar, une chaîne de montagne qui s'étend à l'intérieur des terres.Nous souhaitons grimper à Oman. C'est un pays montagneux, très riche en caillou et très vaste. C'est donc aussi l'occasion de réaliser un "road trip". La route là bas, c'est tout ou rien. Soit c'est l'asphalte hyper lisse où les voitures se doublent à plus de 120km/h, soit c'est la piste sur laquelle la boîte courte du 4x4 est très utile. La traversée de l'Akhdar par les pistes nous a permis de faire un premier jour de couenne à la Gorgette. Très sympa. Le calcaire très sculpté est aussi très agressif.Les jours d'après nous emmènent aux tours d'Al Hamra. L'escalade des tours est chouette. On choisit une voie entièrement équipée qui franchit de beaux murs marrons de calcaire tranchant. Malgré la présence des goujons, on n'a pas vraiment envie de tomber: on grimpe sur des scalpels... Le bivouac dans un petit village sur les hauteurs est quatre étoiles: douches publiques, tables, bancs, électricité... (à Oman, l' électricité vient du pétrole et elle est gratuite).
Ensuite direction le jebel Misht. En chemin nous faisons une halte au jebel Ghul. Nous allons au pied de la paroi sans y grimper... (Mouaifff...)Le jebel Misht est une paroi peu connue mais mythique. Haute de 1000 mètres environ, elle a été gravie la première fois en 1979 par une expé française, invitée par le Sultan. L'ascension a nécessité 4 semaines et de nombreuses cordes fixes. L'armée vint rechercher les ascensionnistes en hélicoptère pour les amener directement au palais du Sultan. Le "pilier des français" était né et les alpinistes furent couvert d'or... (non, là je m'emballe!) La première répétition n'eut lieu qu'en 93 et fut réalisée en 3 jours. Autant dire qu'en installant le camp de base au pied de la face, on entendait les mouches voler! Mais bien qu'impressionnés nous étions quand même assez excités... le pilier, il a de la gueule.Bon, en fait, l'escalade a vachement évolué et la voie a connu plusieurs répétitions qui ont aidé à compléter l'équipement ainsi qu'à clarifier l'itinéraire. Sans avoir été particulièrement bons, nous avons bouclé le tour dans la journée. Il n'en reste pas moins une voie historique, plus impressionnante que difficile et plus classe à regarder qu'à grimper. Nous sommes tout de même rentrés bien fatigués au bivouac.
Le lendemain, on a repris la route. Maintenant nous descendons plus vers le sud et en bord de mer. Nous souhaitons grimper dans le wadi Tiwi. Nous comptons trois jours et plusieurs crevaisons pour nous y rendre. Nous traversons le désert de sable avec ses chameaux et ses dunes. Puis nous rentrons à nouveau dans les montagnes. Nous traversons le jebel Bani Jabir, véritable désert de pierre. Deux crevaisons dans la journée nous retardent beaucoup. Nous cherchons tout de même Majlis Al Jinn mais sans trop de conviction. Majlis Al Jinn c'est une des plus grande cavité souterraine au monde avec en plus un puits de lumière naturel qui en fait un endroit exceptionnel. Sans explications précises, impossible de trouver ce trou en plein désert.
pour les curieux: base jump à Majlis Al Jinn

Le soir nous sommes accueillis avec beaucoup de gentillesse dans le village de Mibam, terminus de la piste du long, très long wadi Tiwi. On nous offre un toit. Pas pour dormir dessous mais pour dormir dessus. Le village est en effet accroché à la montagne et seules les terrasses cultivées et les toits des maisons offrent un emplacement plat pour nos tentes. Nous grimpons la journée sur les très belles parois du wadi. Niveau escalade, on trouve de tout. Le meilleur côtoie le pire: François Pallandre a ouvert un chef d'oeuvre ("Emilou"), d'autres ont ouvert de vraies bouses. Le soir, au campement, c'est le défilé des habitants du village. On nous amène de l' "omani coffee" avec des dattes, on nous questionne sur ce qu'on fait, sur la montagne, si elle est mieux que chez nous..., nous soignons quelques plaies, on nous offre de la viande de chèvre pour l'Aïd... super!Pour profiter de la mer, nous prenons 2 jours de repos et déménageons vers Sur. Nous nous baignons et nous offrons des bières puis un repas bien arrosé dans un grand hôtel. Seuls les palaces servent de l'alcool dans ce pays moderne mais hyper traditionnel. Le soir on cherche une plage pour dormir. Nous en trouvons une déjà habitée. Les gens s'y sont installés pour voir les tortues pondre. En effet sous nos yeux, une tortue vient pondre dans la nuit. Étonnant.
Nous remontons dans le wadi Tiwi pour nos derniers jours d'escalade.Le dimanche 14 Décembre, nous plions bagages. Il est temps de rentrer doucement à Muscat... et puis on commence à se sentir fatigué.
On prévoit de se manger un dernier petit poisson grillé et puis de s'arrêter aussi à ce trou qu'on avait repéré... Et... plouf...! Aïe!

mardi 10 mars 2009

Comment ça va Aldo?

J'entends à nouveau Clairette me demander à Taghia: "Comment ça vaaa -ldo" alors que je me réveillai plié à l'équerre un matin..., elle, morte de rire, fière de sa connerie!

dimanche 14 décembre 2008
Changement de décor, on est à Oman. Avec 3 potes, on est parti grimper dans les Sultanats. Tout se passe bien et la veille de rentrer, on fait une halte à Hawyat Najm (Sink Hole), une curiosité locale.Je me souviens quelques soirs auparavant où sous la tente, Stef me dit: "Fredo, je l'ai trouvé notre psychobloc!". Il me montra le descriptif du guide touristique qu'il épluchait avant de s'endormir. Hawyat Najm, un trou de 20 mètres plongeant dans une vasque de profondeur inconnue et communiquant avec l'océan indien. C'était prometteur. Sans doute ne pourrions nous pas grimper mais par contre, c'est sûr, on pourra sauter! Excellent!
"Allez, bonne nuit!"

Donc tout naturellement, lorsqu'on est arrivé au bord du trou ce matin là, il était évident qu'on allait sauter.Aïe aïe aïe... qu'est ce que j'ai pas fait...!
Bilan de la matinée: une fracture de la 12ème vertèbre dorsale, un séjour à Khoula hospital (merci Ricardo d'être resté avec moi), un rapatriement, une opération et au moins un hiver foutu. Je croise les doigts pour le printemps. Et tout ça en 2 secondes de vol...

mercredi 11 mars 2009

J'ai été opéré le jour de Noël à Bordeaux. Depuis je ronge mon frein à Saint Xandre, petit village à dix minutes de La Rochelle, chez ma Mum'. Pour passer le temps et mettre à profit mon repos forcé, je me suis mis à l'anglais... 10 jours à essayer de saisir les subtilités de la langue de Shakespeare ont eu raison de ma motivation. Il faut dire que Rémi et Richard ont fait le déplacement depuis les Pyrénées pour prendre des nouvelles et me ramener mes affaires restées à Luz... dont mon ordinateur portable. Rémi m'a aussi confié sa caméra ainsi que 9 heures de vidéo de nos trips à Madagascar et à Kalymnos. Ma mission était de réaliser un montage. Je peux dire que je m'en suis acquitté avec plus d'assiduité et d'intérêt que ma mission linguistique.
J'ai aussi passé (et passe encore) pas mal de temps à cuisiner.Internet m'a beaucoup aidé pour trouver des idées, des recettes, des astuces... J'ai donc surfé et salivé sur des blogs de cuisine. Je ne connaissais pas la "blogosphère" culinaire (comme ils disent). Il y'a des choses super. Voici mon podium... :
du chant plein les casseroles ... élaboré mais réalisable,
beau à la louche ... plein d'idées originales et des mélanges surprenants,
pure gourmandise ... une base pour les macarons...

Le seul problème c'est qu'il faut un peu anticiper sur la réalisation de la recette: les ceintures blanches en cuisine ont rarement dans leur placard de l'agar-agar, sirop de gingembre, salidou ou autre matcha!

Voilà pour l'actualité. Le prochain message sera dédié à ce fameux trip à Oman.

jeudi 30 octobre 2008

I love America!!!

Moab, Utah...
Ça y est, voilà 6 jours qu'avec Anne nous sommes aux Etats Unis. A peine effleuré, le rêve américain a un petit gout amer... 12 heures d'avion, 8 heures de décalage horaire, une langue incompréhensible et... il nous manque un bagage... Tout est bien qui finit bien, il se trouve juste à l'autre bout d'un aéroport gigantesque, fraichement arrivé par un autre avion.
OK!
La voiture maintenant... petite chevrolet, avec aileron arrière, lookée sport et option fuck*** boite automatique! De nuit dans la banlieue de Denver, sous une pluie battante, à toujours vouloir passer la seconde, on atterrit dans un motel tenu par le digne père de Yakari.Le lendemain, direction Moab et Indian Creek pour commencer à grimper.

(de retour en France)
"Via Michelin" indiquait 5h30 pour rejoindre Moab de Denver. Il nous a fallu la journée. Les Rocheuses et la neige, la highway et ses camions démesurés qui nous doublent, Vail et sa multitude de fast-food (lequel choisir...?), le désert et ses grandes lignes droites ponctuées d'improbables fuel-stations... et ... Moab enfin, petite ville touristique dont les markets, restaurants, 4x4 rentals et autres indian's gifts shops illuminent la main street.
De là, on est à 3/4 d'heure d'Indian Creek, notre camp de base pour 18 jours... Le problème c'est que de nuit, dans un endroit inconnu, en plein désert, pour trouver le campement perdu au bout d'une piste défoncée... c'est super dur voire impossible! Résultat, au bout de 4 heures d'errance, on a capitulé et planté la tente sur un mauvais parking par -5°C. Nuit glaciale. Au petit matin, je me lève au pied de "Generic crack", fissure sur laquelle j'ai rêvé depuis mon canapé! Sensation de contemplation, d'excitation... Envie de grimper. On se remet en chasse du campement (plus facile de jour...!) puis on file grimper. Notre première fissure s'appelle Binou's crack. On se confectionne les gants de "tape" au pied, prépare le rack de coinceurs... et c'est parti!Quelle classe! Des fissures où on fourre mains, pieds et camalots, dans un décor de Lucky Luke. Au fond, le désert est hérissé des butes coiffées d'une tour verticale... Six Shooters towers... les tours revolver (le Six Shooters c'est le colt, le six-coups).
Nous allons passer plus de 2 semaines dans ce décor... AMAZING !
Réparer puis enfiler ses gants, bien mater la fissure pour choisir le rack de camalots qui va bien... verrouiller pieds et mains, serrer les dents pour absorber la douleur... voilà le lot quotidien du grimpeur de fissures d'Indian Creek.On commence à grimper dans des voies cotées 5.9, 5.10... les américains parlent de 10...
- Cette fissure là?
-c'est du 10.
Du 10... oui, du 10! En France, les voies les plus dures sont cotées 9... "Biographie" 9a+, "La Rambla directe" 9a+, "Akira" 9b... et nous on va dans du 10!!! Plus dur que tout! Et ça c'est vrai! L'impression d'être perdu dans des verrous de main... se faire mal pour résister à la pesanteur... bourrinage, reptation, corps à corps, ça aussi c'est notre quotidien. Et puis petit à petit, on se détend, on capte et le 10 reprend sa place de 5.10. Mais ça reste toujours une technique particulière et un plaisir fantastique... la pureté des lignes, la régularité des mouvements et la détermination de l'escalade.Jours de repos... direction Moab. Ravitaillement, "take it easy" et visite de parcs.
J'imaginais avant d'atterrir à Denver, l'Amérique et les américains d'une façon très française.
Une file d'attente d'1 km au portillon de l'immigration butant sur un douanier buté.
Des flics cow-boys , la main sur le flingue à la moindre infraction.
Des obèses énormes monopolisant les trottoirs et les comptoirs des Mac Do.
Des habitants à l'image de leur président et de leur système économique et social douteux.
Et bien non! Je n'ai croisé que des gens super sympa, curieux, ouverts et très accueillants.
Rémi Thivel... VS ... Steph Davis...Côté escalade on alterne grandes voies et réglage de chantier... tout va bien, on a pris notre rythme de croisière! Mais qu'est ce que j'ai mal aux pieds et aux mains!!! C'est l'heure de quitter Moab. C'est dur. Ça nous rappelle que le temps passe et puis on y était comme à la maison.
On the road again.Notre Chevrolet "Cobalt" taille son chemin dans le désert et nous rejoignons Zion pour faire des grandes voies. Amazing landscape... de la grandeur... l'escalade, moit'-moit'... des super longueurs rythmées de longueurs de merde dans le sable et les brounchous.Le Lendemain "Bryce canyon"... bis repetita... top classe.Enfin... à 3 jours de rentrer en France, direction Vegas... super, démesuré, hallucinant, fou... Des canaux vénitiens, à la tour Eiffel, du sphinx au bateau pirate... c'est sur le strip que ça se passe! L'Amérique dans toute sa démesure.La journée, nous grimpons à Red Rock. One pitch climb alias couenne. Et la nuit venue, je remonte Charleston boulevard, tourne à droite sur Main street puis Vegas avenue pour atterrir, les yeux écarquillés sur le strip.Mardi 28 Octobre. On reprend l'avion. Retour en France. Le froid et la neige nous attendent. Heureusement ma couette m'attend aussi.
Aujourd'hui, après avoir défait les sacs, j'ai pris un bain avec "Country Radio" sur internet en bruit de fond...
Cooool!